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HISTOIRE La mine de PLOMBIERES |
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La mine de
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Introduction La localité de Plombières doit incontestablement son rapide développement au cours du XIXe siècle à la présence de la mine de plomb que renferme son sous-sol. Quand les gisements furent-ils découverts ? Par qui et comment furent-ils exploités ? Il est difficile de l'établir. 1365 Il est certain que la mine est déjà exploitée vers le milieu du XIVe siècle. 1437 Le 23 septembre 1437, le duc de Bourgogne, en vertu du droit régalien des mines qui confère au souverain l'entière disposition des richesses du sous-sol, cède pour une durée de quinze ans le droit d'exploiter la mine de « Blaesberch » située dans le duché de Limbourg à trois bourgeois d'Aix-la-Chapelle : Herman Pael, Geryt Pael et Jean Bernage. 1500 - 1800 Dans les siècles qui suivent, la mine connaît des hauts et des bas, des moments d'activité et des périodes de chômage. 1825 Au début du XIXème siècle, les frères Cockerill demandent la concession des mines du Bleyberg. Le gouvernement hollandais les autorise à effectuer des recherches sous réserve d'obtenir des administrations communales les autorisations nécessaires. Ces dernières leur sont accordées par la municipalité de Montzen le 23 juin 1825. Cette municipalité leur accorde aussi l'autorisation d'ouvrir les anciens canaux et bures. Une année plus tard, la même commune permet aux frères Cockerill de construire une maison sur le bassin du Bleyberg. Ce bâtiment était destiné au placement des pièces de la machine à vapeur et à l'atelier pour les ouvriers. 1827 Charles James Cockerill avait sans doute reçu des promesses formelles quant à la concession demandée car le 11 décembre 1827, il passe devant le notaire Ulric Antoine Ernst d'Aubel un acte par lequel il déclare qu'il a demandé la concession des mines de plomb de Bleyberg gisantes sous parties des territoires des communes de Gemmenich, de Hombourg et de Montzen. Il déclare en outre agir en son propre nom ainsi qu'au nom de son frère John Cockerill, d'Etienne Péters, de Jean Hubert Jehenné, des demoiselles Lisette et Gertrude Péters, tous quatre rentiers et Dieudonné Lepomme, négociant, ces cinq derniers domiciliés à Aix-la-Chapelle. Tous se déclarent solidaires pour le cas ou la concession leur serait accordée de remplir les charges, clauses et conditions reprises dans l'acte. 1828 En janvier 1828, les Cockerill construisent un établissement au hameau de Ten Eycken et y entreprennent des recherches. Quatre mois plus tard, le 18 avril 1828, John Cockerill déclare renoncer en faveur de son frère Charles James à toute participation dans l'exploitation de la mine susdite. Par arrêté royal donné à Loo le 15 juin 1828, Guillaume Ier accorde à Cockerill la concession demandée. Celui-ci reste, en fait le seul bénéficiaire de cette concession après retrait des autres associés. 1841 L'exploitation reprend rapidement de l'extension et le 26 mai 1841 une nouvelle société est fondée par devant Maître Aussems, notaire à Aubel, sous la dénomination « Société du Bleyberg en Belgique » et sous la raison sociale en commandite « Barthold Suermondt et Compagnie ». 1845 - 1846 A son début, la nouvelle société végète, mais à partir de 1845, la mine connaît une ère de prospérité et le minerai est extrait en abondance, mais à grands frais. Vu le succès croissant, le 8 juillet 1846, les actionnaires déclarent le régime de la Société Anonyme préférable à celui de la commandite et fondent la « Compagnie des mines et fonderies du Bleyberg ». Le fond social est fixé à quatre millions cinq cents mille francs dont quatre millions représentent les apports faits par la société Suermondt et la famille Lampson. La valeur restante est souscrite par les banques FLaffite et Oppenheim. Du zinc amalgamé au plomb ayant été découvert en plusieurs endroits de l'exploitation, la société obtient la concession des mines de zinc gisantes dans le périmètre de la concession primitive, parce que le minerai de zinc est tellement agrégé au plomb que les deux substances ne peuvent s'extraire séparément. 1851 - 1852 La plupart des biens de la « Compagnie des Mines et fonderies du Bleyberg » sont vendus le 20 septembre 1851 à Monsieur Jean Henri Demonceau, commissaire d'arrondissement honoraire et directeur de la Banque Liégeoise. L'exploitation continue à se montrer active. Le 5 novembre 1852, après dissolution, une nouvelle société est fondée sous la dénomination « Société Anonyme de Bleyberg ès Montzen ». 1855 Deux ans plus tard, des quantités considérables d'eau obligent la société à installer des pompes spéciales destinées à puiser les eaux des bures. En 1855 enfin, elle obtient la concession demandée en 1648, c'est-à-dire des mines de plomb et de zinc gisantes sous une étendue superficielle de cent douze hectares dépendant de Gemmenich, Montzen et Moresnet. Cette concession est augmentée de quatre cent septante trois hectares. De ce fait l'exploitation connaît un nouvel essor. 1861 Les eaux de la Gueule continuant à s'infiltrer dans la mine, la société demande le 18 octobre 1861 l'autorisation de détourner cette rivière sur une partie de son cours dans la concession. La commune de Montzen marque son accord le 26 novembre suivant à la condition que la demanderesse fasse le bornage nécessaire afin de garder les limites séparatives des communes. La canalisation de la Gueule sur près de trois mille mètres coûte à la société environ deux cent mille francs. 1862 - 1875
1881 - 1882 Afin de rendre l'entreprise plus lucrative, les actionnaires entreprennent dès 1881 des démarches pour s'associer plus étroitement avec la société leur procurant le minerai étranger. Le 11 octobre 1881, la dissolution de la société est décidée et le 24 novembre suivant a lieu la conclusion d'un accord entre les liquidateurs de la société du Bleyberg et Monsieur Emile Collin, représentant de la Compagnie française des mines et usines d'Escombrera. La fusion devient définitive par acte passé devant le notaire Dufour à Paris, le 3 janvier 1882. 1885 Mais, début 1885, le gouvernement est saisi d'une vingtaine de plaintes émanant de propriétaires des environs du Bleyberg. Ceux-ci prétendent qu'en plus des poussières métalliques contenues dans les fumées, les cheminées laissent échapper dans l'atmosphère des gaz sulfureux, de l'antimoine et de l'arsenic ainsi que du mercure. Ils affirment que les fermes ne trouvent plus de locataires, que les propriétés se vendent à vil prix, que la mortalité est excessive dans le bétail, que les arbres fruitiers ne portent plus et que dans les prairies les mieux entretenues l'herbe fait place à la barbe de bouc. Le procès traîne et finalement le tribunal de première instance de Verviers condamne la société à verser certaines indemnités et l'oblige à prendre les mesures susceptibles d'éviter le retour à la situation passée. 1896 Malgré la venue du minerai étranger, en 1896, le nombre de personnes y occupées est de trois cent soixante quatre. On y travaille vingt-quatre heures par deux équipes se relayant à six heures et à dix-huit heures. L'établissement produit du zinc brut en plaques, du plomb et de l'argent en barres. 1912 - 1939 Le 20 mai 1912, une assemblée générale des actionnaires de l'Escombrera-Bleyberg se montre favorable à la fusion avec la société minière et métallurgique de Pennaroya. L'acte est signé à Paris quelques jours plus tard et approuvé par arrêté royal le 20 mai 1919. Le 19 août 1912, Monsieur Paul Paquot est désigné comme directeur des établissements de la société à Bleyberg. |