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| DECOUVERTE - RAVEL lignes 38/39 - Anciennes gares-lignes |
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DISPOSITIONS PARTICULIERES POUR LE PERSONNEL DES GARES ANNEXEES AU TROISIEME REICH. INTRODUCTION Avant toute chose, il faut connaître les termes «ancien-belge» et «néo-belge»: Ancien-belge: citoyen devenu allemand par rectification des frontières des Cantons de l'Est et annexion des 10 communes après le 10 mai 1940. Néo-belge: habitant des Cantons de l'Est (d'avant 1920 et ceux de 1920 à 1940) devenu belge par transfert de ces territoires par la Belgique en 1920. Au 10 mai l940, les Allemands prennent possession des installations ferroviaires belges. REPRISE DU PERSONNEL Devant la tâche qui l'attend, la DR recourt bientôt à la main d'oeuvre disponible sur place,
c'est à dire le personnel SNCB. La réduction de l'exploitation aux stricts besoins militaires INTERVENTION POLITIQUE DANS LA REPRISE Les cheminots «néo-belges» sont repris sans difficultés, et placés aux meilleurs postes. C'est la récompense de leur trahison envers la Belgique. PRESTATION DE SERMENT Par son ordonnance du 18 mai 1940, le Führer a donc ordonné le rattachement au Reich des territoires d'Eupen, Malmédy et Moresnet. Les habitants des 10 communes concernées restent provisoirement étrangers Tout le personnel «néo-belge» des chemins de fer doit prêter serment pour être admis ou
maintenu à la DR. INVASION ALLEMANDE ET OCCUPATION DES INSTALLATIONS SNCB Lorsque la Wehrmacht s'empare des installations ferrées belges situées sur le territoire des 10 communes concernées par la réincorporation (Welkenraedt, Montzen, Moresnet, Gemmenich, Hombourg, Sippenaeken, Baelen, Membach, Beho, Henri-Chapelle) du 10 mai 1940, les cheminots belges reconnaissent avec surprise, parmi le personnel de la DR, des agents qui effectuaient avant guerre différents services dans les gares de Montzen et Herbesthal, ce qui établit la préméditation de l'attaque. L'exploitation des chemins de fer reprend le 15 juillet 1940. Les demandes d'«émigration» des cheminots des 10 communes annexées affluent de toutes parts. La date du 30 septembre est fixée par les Allemands comme ultime délai. Une demande d'émigration est assortie de démarches interminables, faites de files d'attente de plusieurs heures et de longs interrogatoires sur les raisons de l'émigration. Tous ces écueils administratifs ont raison des cheminots ouvriers, qui connaissent un plus mauvais sort que les employés... Finalement, bon nombre se présentent à la DR pour reprendre du service. Ils y seront «encouragés» par une mise en demeure en date du 23 août, placardée dans les communes où passe la nouvelle frontière. Le premier septembre, ceux qui n'ont pu se réfugier en zone non annexée, se
présentent à la DR pour y prendre service. Les deux grandes gares de Montzen et Herbesthal absorbent ce lot de
travailleurs «anciens» belges, ainsi que les ouvriers de La Calamine. QUESTION DE LA NATIONALITE Ici, l'Etat allemand reconnaît deux catégories de citoyens: PORT DE L'UNIFORME DE LA REICHSBAHN Dès 1940, les agents «néo-belges» sont de par leur fonction astreints au port de l'uniforme
de la DR. Un point important est à retenir: il était formellement interdit pour un «ancien» belge de
porter l'insigne de la souveraineté allemande, à savoir l'aigle à croix gammée. Seule, la prestation de
serment levait cette interdiction... |
- Introduction - Reprise du personnel - Intervention politique - Prestation de serment - Occupation des installations SNCB - Question de la Nationalité - Port de l'uniforme |